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  • : le blog asphaltetoile par : Chantal
  • : Au clavier d'asphalte chaque pas joue son étoile en modes mineur et majeur.
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Citations

"Les poètes sont inutiles mais nécessaires..."Ionesco.

 

 "Je marchais sur le sable, sur une étendue vierge de toute présence et de toute absence. Soudain, la trace de trois pieds dansants. Mon âme s'est envolée avec elle, je ne sais où, là où la lumière s'épanouit."

 Michel Montigné - extrait de Carnet de voyage à Djibouti.

  

 "La couleur est la touche.L’œil, le marteau qui la frappe.L’âme, l'instrument aux mille cordes" Kandinsky

 

"Quel champ de bataille que l'homme! "Victor Hugo.

 

"C'est l'immobilité de la plage qui rend les vagues différentes" Gérard Pons, extrait de "Grains de sable".

 

"La mer et mon amour rivalisent de couleurs. Elle éclabousse le jour de fastes phosphorés. Il embrasse le monde en ses moires marines. Je te serre en mes mots comme tout contre soi on serre le silence." Colette Muyard "Etreinte" extrait de L'Homme soeur 2.

 

"Quand le sable du temps nous aura recouverts il restera notre ombre et la photo des brumes. Il restera de nous au mieux une chanson. Sur la guitare-oubli aux notes impalpables seul demeure le chant de la mélancolie..." Roger Lecomte extrait de "au café du hasard". Chanson de l'iguane sur un réverbère.

 

"Toutes les pierres ont quelque chose à dire. Leur silence sécrète toute l'histoire du monde. J'ai toujours un caillou dans ma poche, un grain de sable dans l'oeil."Jean-Marc Lafrenière

 

"On se croit mèche, on n'est que suif". Jacques Brel

 

"La douleur n'est jamais éloignée du regard et de la connaissance" Diane de Margerie.

 

"L'utopie c'est la vérité de demain" Victor Hugo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 11:13

Là-haut, Le sureau, la gentiane, l'épinard sauvage, la marmotte, l'aigle, le lac, la cascade et son chant, la framboise sauvage, l'air vibrant... Là, se taire enfin.

 

Etancher sa soif d'absorption, saturer l'éponge de profusion.

Engranger, s'étoiler, s'engager, s'évaser.

 

Prendre Galopin sur les épaules comme Saint Christophe portant le Christ, ou le pâtre son agneau. Tenir le petit corps chaud et haletant autour de la nuque, les vibrionnantes pattes abandonnées aux mains tendres. Chanter le chant du monde.

 

Puis, réduire la vastitude à l'imparfait du verbe.

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 19:44

Désormais les grands yeux profonds de Julie sont puffins sur océans. Ses longs cheveux bouclés s’épanchent en vastes houles. Le regard mutin de Julie se perche aux fantaisies d’un soleil couchant maquillé de nuages orientaux ou en tête de lune inversée en un rire sur les flots. Désormais le rire de Julie jaillit en gorge de mouettes et ses mains d’enfant soulèvent les bateaux en détresse. Parfois Julie se fait dauphin pour surprendre votre rêverie et scruter votre âme d’un œil malin. Julie enchantera tous vos voyages d’éternité, elle est devenue sirène.

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26 juin 2006 1 26 /06 /juin /2006 11:26

Il était un petit caillou blanc prince de la rue, brillant dans la flaque, sous le réverbère, un grand canyon dans le corps. Il rentrait de Rawa Ruska, léger comme une plume.Il est devenu mon trou noir, si puissant, si fécondant...Tchin papa. A nos amours.

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24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 22:38

Elle était sur le chemin une jolie poussière parmi les autres. Elle est devenue une étoile.

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5 mars 2006 7 05 /03 /mars /2006 15:58

Des papiers blancs volaient comme d'infinis oiseaux tristes battant leurs grandes ailes contre la moiteur de cette ville poisseuse. A l'image des mouettes au loin, ils tentaient un envol incertain, vers l'improbable, lestés de solitude, de tant de solitude, d'une désarmante solitude. Et les murs sales étaient si hauts... 

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5 mars 2006 7 05 /03 /mars /2006 15:35

Ami, n’insiste pas, il est des territoires féminins comme des îles où l’homme n’accostera jamais…Malgré la fureur de tes pieds aux cailloux de la berge, malgré le poignard de ton regard, malgré l’écume qui rage à tes lèvres,  malgré l’enivrante beauté des boucles noires de tes cheveux.

Quand l’île sombre sous la marée inattendue, que l’inconnu déborde la fragile,

Quand l’anémone se referme, que l’églantine froisse ses plis,

 

Quand les flamboyantes ivresses d’hier  ne voguent qu’en galère, à la rameuse usée, 

Quand le nectar intime d’une âme pêche d’été saigne sous l’écorce d’une terre brûlée. 

 Il te reste les tessons de la berge hospitalière.

Pars au large donner à ta nacelle la violence du fouet. En Atlantide va toréer. Reste à l’orée ! Fougueux, n’entre pas !

Après la dévastation, si tes eaux croisent quelques lambeaux de mes récifs, tente d’accoster... en papillon… ou pétale d’églantine?

 

 Pour un instant seulement,  viens mouiller, dans le bruissement des soies d’été et le giron de quelques pierres.

 

 

 

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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 18:24

Photographe Audrey Cudel

 

Là-haut, si haut, dans l’insondable, le plumage immaculé d’altiers nuages. Quelques goélands signent ces augustes pages de leurs ailes argentées. L'Indicible irise les crêtes mousseuses des vagues qui viennent échouer, en une frange d’écume, aux bords des marais salants. Au ras du sol le vent en détache quelques boules légères et lumineuses qu’il fait rouler sur terres et sentiers poudreux. Quelques flamants frileux rassemblent leurs plumes d’ange autour de leur corps haut perché. Leur envol révèle de gracieuses tulipes flamboyantes qui soulignent d’un long trait de sang l’immensité de cette page virginale.

 

 

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29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 23:54

Un jeune homme s’assoit sur le banc du square face à une maison bourgeoise des années trente. Le jour déclinant peu à peu, l’arc d’une fenêtre s’irise d’un store rose thé. 

Il remonte son col prêt à se lever pour partir, quand soudain apparaît en ombre chinoise, un corps nu longiligne.  De son index il trace dans l’air frais du soir les contours élancés de l’apparence qui semble attendre son geste, ployer et onduler sous l’esquisse du doigt. Fasciné, il sent monter en lui un désir fou, attisé d’impossible. Un long ballet sensuel s’éternise. 

 

 En un éclair, l’ombre chinoise se déchire du bas vers le haut, révélant la crudité d'albâtre d'un corps nubile de jeune garçon. D’un geste brusque de cisaille, il ouvre la fenêtre, étire prestement comme deux tentacules blanches, qui vont tirer et clore avec fracas, deux volets de bois, percés d’un cœur rose thé. 

Le promeneur saisi d’un haut le cœur, resserre son manteau autour de lui et allonge fermement le pas au long des allées lointaines, se réchauffant en sa lumière intérieure.

 

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29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 23:38

Photographe Audrey Cudel 

 

 

 

 

Paupières closes la maison s’ensorcelle. Ou du dehors, ou du dedans.

Une élégante caravelle blanche s’avance, traînant sa chaîne d’ancre qui va crissant sur les pavés noirs brillants de pluie. Le halo du réverbère s’allume révélant une vieille dame assise seule devant une table de bistro en marbre gris. Elle écrit sous la pluie, son encre pleure de petites rigoles bleues qui vont s’étalant. Le bistro est fermé. C’est le cœur de la nuit.

De la caravelle des rues s’échappe une plainte d’orgue pérennisant l’instant, jusqu’à ce que…

Une lampe de chevet s’allume brusquement, noyant d’un flash les images de l’adolescente rêveuse. La mère, en longue robe d’hôtesse, blanche,  coulisse  de son pas feutré dans la chambre tout en laissant terriblement cliqueter son bracelet sur le montant du lit.

« Qu’as-tu chérie ? Tu as fait un cauchemar ? J’ai entendu une longue plainte comme un hurlement de loup ? 

 - Oui, mère, j’ai fait un rêve étrange mais si beau. Et vous l’avez brisé."

L’adolescente se lève, titube de sommeil jusqu’à la fenêtre et, remontant le store sur la nuit ne voit qu’un chien errant renversant les poubelles dans les flaques, sous la lumière sale du réverbère.

 

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