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Couplets
Le vol finissant de la mouette d’automne
S’allonge en longues volutes d’étonnement
Son plumage encore jeune, déjà vieux, frissonne
Aux parcours incertains, sur le miroir d’argent.
Et la Mer, mère douce, tendrement la soulève,
Lui soufflant vie et force pour que dure encore
Cette joie palpitante et de froid et de fièvre
Qui s’enroule à son col en fleurs multicolores
Refrain
Si le vol pur et beau donne encore le change
La Mouette sait les heures de doutes et d’effroi
Et le cœur qui faiblit aux plus petits émois
Et la patte fragile qui s’englue dans la fange.
Couplets
Et le chagrin bu, d’être là en partance,
Quand les veines se gonflent du désir impérieux,
Ployée, au cou gracile de l’homme vigoureux,
De vivre encore d’amour, d’amour et de silence.
Lors, le vol de la Mouette s’étourdit d’espoir
Confondant son plumage et celui de l’Aimé,
Puisant à son tréfonds des ressources indomptées
Pour devenir Etoile fulgurante d’un soir.
Refrain
Si le vol pur et beau donne encore le change
La Mouette sait les heures de doutes et d’effroi
Et le cœur qui faiblit aux plus petits émois
Et la patte fragile qui s’englue dans la fange.
Couplets
A l’aube, à l’humide, au froid, la gelée,
La Mouette seule s’éveille, étonnée d’être là
Au sable de grève, grelottante de froid,
Plumée de sa force comme un pigeon pelé.
Suppliant pour qu’encore se produise le miracle
D’un dernier tour de piste sous Le Projecteur,
Au souffle suspendu des dauphins spectateurs,
Avant qu’à l’horizon l’orage enfin éclate.
Et que dorme la Mouette
Au ventre de la Mer.
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