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Vendredi 26 mai 2006

A tribord s’engloutit la lune dans mon dos

Tandis que monte des eaux le soleil à bâbord

Entre nuit qui finit et jour qui appareille

La beauté de la Mer n’a pas son pareil

J’attends les dauphins et je n’ai pas sommeil.

Au ventre du bateau deux hommes se reposent

Et sous la lumière rose danse le jour nouveau.

 La vague doucement câline le bateau

Les voiles sagement dardent entre ciel et eau.

La MerTyrrhénienne semble ne porter que nous

Rien à l’horizon, rien autour de nous.

Tout à coup des dauphins jouant à l’étrave

Indiquent le chemin à mon cœur moins brave

Et rappellent aux humains combien la mer est grande

Et profonde et recèle tous les trésors du monde.

La lune suspendue guette son frère à venir.

Sans ruse, sans soupir, juste pour s’endormir

Et passer le flambeau au nouveau - né des eaux.

La mer féconde engendre des astres et des ondes

Et moi, émerveillée au cœur de l’océan,

Je tremble de bonheur en écoutant le Vent. 

 Créé à la barre de Téthys, lors de la course du Jasmin Août 1998

  

 

par Chantal Cudel Fayaud publié dans : asphaltetoile (poésie)
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Vendredi 26 mai 2006

La barque glisse vers les rapides

Inexorablement

Parfois, bercée de chants d’oiseaux,

Elle s’attarde, aux vorgines de printemps

Parfois secouée de grands tourments,

Tourbillons d’astres sous les eaux,

La barque dérive, se défend

Et se reprend.

Au près, au loin, des chutes s’annoncent

Mais jamais ne dénoncent leur à pic

Laissant la peur au frêle esquif.

La barque frémit de tout son bois

Qui cèdera bientôt là-bas,

Là-bas ?

 

 

par Chantal Cudel Fayaud publié dans : asphaltetoile (poésie)
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Vendredi 21 avril 2006

Juste le temps des oiseaux, à fleur d’eau, du silence. De l’élégance de faire rien. D’un étirement des reins. D’une cambrure d’aisance en respirant le ciel.

Juste le temps des oiseaux. Un concert dans les branches, un temps de magnificence. D’émerveillement.

Juste le temps de l’herbe, à fleur d’âme, de l’appétence. De l’élégance de manger rien. D’un étirement des bronches. D’une salivation gourmande, en regardant le sol.

Juste le temps de l’herbe. Un temps de profusion, de connaissance des dons, d’évanescence. D’essence.

De remerciement.

 

par Chantal Cudel Fayaud publié dans : asphaltetoile (poésie)
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Vendredi 21 avril 2006

De mer à dune  De dune à mer

 En éphémère A la lisière

 Pas dedans  Pas dehors

 Aux abords

 Unique et changeante Présente et absente

 Ondoyante ou fuyante

 Vivace fugace tenace

 Effacée  Lancinante

 Evaporée

 Moi, l’écume.

 

par Chantal Cudel Fayaud publié dans : asphaltetoile (poésie)
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Dimanche 5 mars 2006

Des papiers blancs volaient comme d'infinis oiseaux tristes battant leurs grandes ailes contre la moiteur de cette ville poisseuse. A l'image des mouettes au loin, ils tentaient un envol incertain, vers l'improbable, lestés de solitude, de tant de solitude, d'une désarmante solitude. Et les murs sales étaient si hauts... 

par Chantal Cudel Fayaud publié dans : Souffles du jour (textes en prose, nouvelles...)
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Citations

"Les poètes sont inutiles mais nécessaires..."Ionesco.

"Je marchais sur le sable, sur une étendue vierge de toute présence et de toute absence. Soudain, la trace de trois pieds dansants. Mon âme s'est envolée avec elle, je ne sais où, là où la lumière s'épanouit."

Michel Montigné - extrait de Carnet de voyage à Djibouti.

"La couleur est la touche.L’œil, le marteau qui la frappe.L’âme, l'instrument aux mille cordes" Kandinsky

"Quel champ de bataille que l'homme! "Victor Hugo.

"C'est l'immobilité de la plage qui rend les vagues différentes" Gérard Pons, extrait de "Grains de sable".

"La mer et mon amour rivalisent de couleurs. Elle éclabousse le jour de fastes phosphorés. Il embrasse le monde en ses moires marines. Je te serre en mes mots comme tout contre soi on serre le silence." Colette Muyard "Etreinte" extrait de L'Homme soeur 2.

"Quand le sable du temps nous aura recouverts il restera notre ombre et la photo des brumes. Il restera de nous au mieux une chanson. Sur la guitare-oubli aux notes impalpables seul demeure le chant de la mélancolie..." Roger Lecomte extrait de "au café du hasard". Chanson de l'iguane sur un réverbère.

"Toutes les pierres ont quelque chose à dire.Leur silence sécrète toute l'histoire du monde. J'ai toujours un caillou dans ma poche, un grain de sable dans l'oeil."Jean-Marc Lafrenière

"On se croit mèche, on n'est que suif". Jacques Brel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

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