A tribord s’engloutit la lune dans mon dos
Tandis que monte des eaux le soleil à bâbord
Entre nuit qui finit et jour qui appareille
La beauté de la Mer n’a pas son pareil
J’attends les dauphins et je n’ai pas sommeil.
Au ventre du bateau deux hommes se reposent
Et sous la lumière rose danse le jour nouveau.
La vague doucement câline le bateau
Les voiles sagement dardent entre ciel et eau.
La MerTyrrhénienne semble ne porter que nous
Rien à l’horizon, rien autour de nous.
Tout à coup des dauphins jouant à l’étrave
Indiquent le chemin à mon cœur moins brave
Et rappellent aux humains combien la mer est grande
Et profonde et recèle tous les trésors du monde.
La lune suspendue guette son frère à venir.
Sans ruse, sans soupir, juste pour s’endormir
Et passer le flambeau au nouveau - né des eaux.
La mer féconde engendre des astres et des ondes
Et moi, émerveillée au cœur de l’océan,
Je tremble de bonheur en écoutant le Vent.
Créé à la barre de Téthys, lors de la course du Jasmin Août 1998
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